10.10.2009
1.23.2008
1.21.2008
Livre à signaler : Communism: A World History
(Comrades; Communism: a World History, Robert Service, Macmillan, 2007) Expert universitaire de la Russie ayant déjà rédigé des biographies de Lénine et de Staline, Robert Service s'attaque cette fois à un sujet encore bien plus vaste et éminemment controversé, à savoir le communisme lui-même, à travers son histoire mondiale, depuis ses racines jusqu'à son actualité.
Et s'il excelle effectivement en matière d'histoire du communisme soviétique, il ne se limite toutefois pas au territoire de l'ex-URSS pour brosser un portrait critique de ce système politique qui a laissé dans son sillage encore davantage de victimes que n'en aura causées le fascisme.
À travers le décompte que l'auteur fait des morts tués au nom de cette idéologie égalitaire, on sent poindre la méfiance et le peu de sympathie qu'il éprouve pour la doctrine et les moyens, même s'il s'efforce néanmoins de demeurer neutre et laisse bien souvent les faits parler pour eux-mêmes, de manière éloquente par ailleurs.
Malgré les dimensions tragiques et infiniment vastes du sujet, il réussit à en faire un récit cohérent et agréable à lire grâce à ses talents de rédacteur, même s'il reste impossible de faire le tour de la question en l'espace d'un seul livre.
En ce sens, ce dernier constitue une excellente introduction que certains choisiront de compléter par la suite avec d'autres lectures, tandis que d'autres sauront se satisfaire de ce résumé très complet au demeurant.
Bruno Peres
Quelques liens :
Harvard University Press
Party Politics, New Statesman
Movement of the people, The Guardian
Why did communism survive for so long?, The Spiked Review of Books
Comrades; Communism: a World History
Robert Service
Macmillan, 2007
Torturé par sa job
Tortured, un article de Matthew Teague, Philadelphia Magazine
Eric Fair, engagé par une compagnie américaine pour interroger des Irakiens soupçonnés de terrorisme, est revenu chez lui. Mais il reste obsédé par les limites qu’il a dépassées en Irak. Son récit dépeint une réalité angoissante, celle d'une guerre malhonnête de sous-traitance.
Eric Fair. Photo par Mike McGregor
Eric Fair, engagé par une compagnie américaine pour interroger des Irakiens soupçonnés de terrorisme, est revenu chez lui. Mais il reste obsédé par les limites qu’il a dépassées en Irak. Son récit dépeint une réalité angoissante, celle d'une guerre malhonnête de sous-traitance.Eric Fair. Photo par Mike McGregor
1.20.2008
Le sensationnalisme ne fait pas recette
New research concludes that the sensationalism sweeping local news is bad for ratings
Les deux dernières décennies ont vu s’amorcer un virage dans les nouvelles télévisées locales à travers les États-Unis, laissant de côté la couverture en profondeur au profit d’une inf
ormation superficielle et sensationnelle. Ceux qui évoluent dans ce milieu ont accepté, fatalistes, ce changement, sous prétexte que le marché avait parlé, écrit Drake Bennett dans le Boston Globe du 14 octobre 2007.
Pourtant, une étude – la plus exhaustive jamais conduite sur les nouvelles télévisées locales –, publiée l’an dernier, révèle que l’industrie a sévèrement sous-estimé son audience. Une équipe de chercheurs, travaillant sous les auspices du Projet pour l’Excellence en Journalisme, a mesuré l’indice d’écoute Nielsen (système d’audimétrie) minute par minute des actualités de 154 stations de télévisions locales sur cinq ans, soit un total de plus de 33 000 nouvelles histoires. Ce sondage révèle que les nouvelles constructives apportant une information en profondeur recueillent un meilleur taux d’écoute que les histoires superficielles ou sensationnelles.
En conclusion, le chemin du voyeurisme, emprunté dans les années 90, nuit aussi bien aux téléspectateurs, moins bien informés sur des sujets qui les touchent directement, qu’aux chaînes de télévision.
Florence Reinson
Les deux dernières décennies ont vu s’amorcer un virage dans les nouvelles télévisées locales à travers les États-Unis, laissant de côté la couverture en profondeur au profit d’une inf
ormation superficielle et sensationnelle. Ceux qui évoluent dans ce milieu ont accepté, fatalistes, ce changement, sous prétexte que le marché avait parlé, écrit Drake Bennett dans le Boston Globe du 14 octobre 2007. Pourtant, une étude – la plus exhaustive jamais conduite sur les nouvelles télévisées locales –, publiée l’an dernier, révèle que l’industrie a sévèrement sous-estimé son audience. Une équipe de chercheurs, travaillant sous les auspices du Projet pour l’Excellence en Journalisme, a mesuré l’indice d’écoute Nielsen (système d’audimétrie) minute par minute des actualités de 154 stations de télévisions locales sur cinq ans, soit un total de plus de 33 000 nouvelles histoires. Ce sondage révèle que les nouvelles constructives apportant une information en profondeur recueillent un meilleur taux d’écoute que les histoires superficielles ou sensationnelles.
En conclusion, le chemin du voyeurisme, emprunté dans les années 90, nuit aussi bien aux téléspectateurs, moins bien informés sur des sujets qui les touchent directement, qu’aux chaînes de télévision.
Florence Reinson
1.19.2008
Meilleurs répertoires de l'environnement
Créé et maintenu par le Centre d'études économiques et sociales de l'environnement (CEESE) de l'Université Libre de Bruxelles, ce site propose une sélection de répertoires internationaux de sites Internet dans le domaine de l'environnement.La sélection porte sur les répertoires constituant un point de départ pour la recherche. Les sites recensés sont classés par ordre alphabétique de thèmes.
Ci-dessus : Deux images du même paysage antarctique, enregistrées par différents satellites. (Source: un des sites du répertoire)
1.17.2008
Quand et pourquoi ont-ils changé d'idée?
(The Edge Annual Question – 2008)
Qu’est-ce qui vous a fait changer de point de vue, et pourquoi? John Brockman (photo ci-contre) a posé la question à plus de cent scientifiques et intellectuels.
Islamla : Portail des apostats de l'islam orthodoxe
Les imposteurs de l’Arche de Noé
Raiders of the faux ark
L’archéologie biblique est trop importante pour la laisser aux illuminés et aux idéologues. Il est temps de répliquer.
L’archéologie biblique est trop importante pour la laisser aux illuminés et aux idéologues. Il est temps de répliquer.1.16.2008
Affaire Macleans : dangereux cas de censure
Mark Steyn (photo), brillant, humoristique et provocateur – l’un des chroniqueurs conservateurs les plus populaires du monde anglo-saxon – est l’auteur de America Alone : The End of the World as We Know It, dont un extrait discutant la montée démographique de l’islam en Occident a été publié dans le magazine Macleans le 20 octobre 2006, sous le titre The Future Belongs To Islam. Le Congrès islamique canadien (CIC), qui n’a pas aimé l’article, demande que Macleans publie telle quelle une réfutation de l’article de Steyn sur plusieurs pages. Macleans refuse.
Alors, le Congrès islamique canadien rédige une plainte contre le magazine Macleans et son rédacteur en chef Kenneth Whyte pour violation des droits humains, et la dépose auprès des commissions des droits de la personne de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du fédéral. Macleans est « manifestement islamophobe » et « soumet les Canadiens musulmans à la haine et au mépris », selon une déclaration du Congrès.
Ça peut choquer ceux qui ne suivent pas l’évolution des droits de la personne au Canada, mais Macleans va probablement perdre.
Et voici pourquoi, selon un article d’Ezra Levant (Censorship in the name of ’human rights’ , National Post, le 17 décembre 2007).
Voici la traduction de ce texte par le site Point de Bascule :
(à partir du deuxième paragraphe)
« Il s’agit d’une nouvelle stratégie pour le CIC, qui dans le passé a essayé, sans succès, de poursuivre en justice les médias avec lesquels il était en désaccord - dont le National Post - en utilisant les lois canadiennes sur la diffamation. Mais les tribunaux civils canadiens ne sont pas le meilleur outil pour ce genre d’intimidation. Dans un procès en diffamation, le CIC devait recruter son propre avocat, suivre les règles de la cour, et prouver qu’ils avaient subi des dommages réels - et les journaux pouvaient invoquer en défense que les propos publiés sont équitables et véridiques. Le lancement d’une action vexatoire contre Maclean se traduirait par une défaite embarrassante pour le CIC, une ordonnance du tribunal le condamnant à payer les frais juridiques du magazine, et renforcerait la réputation du CIC comme un groupe de radicaux qui ne comprennent pas les valeurs canadiennes. (Il y a trois ans, Mohamed Elmasry, le président d’origine égyptienne du CIC, a déclaré que chaque adulte juif en Israël est une cible légitime pour les terroristes).
Donc des recours civils ne fonctionneront pas. Des accusations criminelles sont aussi vouées à l’échec : les lois canadiennes sur la propagande haineuse sont réservées aux actes extrêmes d’incitation, et les accusations ne peuvent être déposées qu’avec l’approbation du ministre de la justice. Et dans une cour criminelle, la culpabilité de l’accusé doit être prouvée hors de tout doute raisonnable. Aucune chance ici.
C’est pourquoi les commissions des droits de la personne sont l’instrument idéal pour le CIC. Le CIC n’a même pas besoin d’engager un avocat. Une fois que la plainte a été acceptée par les commissions, les impôts des contribuables et les avocats du gouvernement sont utilisés pour poursuivre l’affaire. Maclean, d’autre part, devra embaucher ses propres avocats avec son propre argent. Les règles de la cour ne s’appliquent pas. Les règles normales de preuve ne s’appliquent pas. Les commissions ne sont pas neutres : elles sont remplies de militants, dont beaucoup ne sont même pas des avocats et ne comprennent pas la protection qu’offre la liberté d’expression garantie par notre constitution.
Et les sanctions que ces commissions peuvent ordonner sont bizarres. Outre les amendes au gouvernement et les paiements aux plaignants, les défendeurs peuvent être contraints de "s’excuser" d’avoir des opinions politiques ou religieuses inacceptables.
Des excuses pourraient ne pas sembler onéreuses, et pourtant c’est bien plus inquiétant qu’une amende. Ordonner à une personne - ou un magazine - de dire ou de publier des mots auxquels elle ne croit pas est un acte orwellien de contrôle de la pensée. Le rédacteur en chef de Maclean, Ken Whyte, maintient que son magazine est équitable. Mais les commissions des droits de la personne ont le pouvoir de lui ordonner de publier un aveu qu’il est sectaire - ou, comme dans une cause de l’Ontario, même ordonner à quelqu’un d’étudier l’islam. »
Deux chroniqueurs de journaux – Margaret Wente du Globe and Mail de Toronto et Ali Eteraz du Guardian de Grande-Bretagne – conseillent au Congrès islamique du Canada (CIC) de retirer ses plaintes contre le magazine Macleans. La tentative du CIC de censurer la presse témoigne d’une incompréhension fondamentale du rôle de la liberté d’expression dans une démocratie et renforce les préjugés contre les musulmans.
Traduction en français du texte de Margaret Wente :
Qui nourrit les préjugés ?
par Margaret Wente, du Globe and Mail
« La réputation des musulmans canadiens est malheureusement entachée par la minorité la plus vociférante d’entre eux – comme ces joyeux lurons du Canadian Council on American-Islamic Relations (CAIR-CAN) qui ont été tellement offensés qu’un économiste écrive « mollah ou sheik » qu’ils ont exigé qu’il s’excuse et qu’il suive des cours de « sensibilisation culturelle » (et ils ont obtenu ce qu’ils voulaient).
Pour ces assoiffés de griefs, la moindre insulte devient un crime haineux. Le CIC nous fournit un autre exemple avec la plainte déposée contre le magazine Maclean's. Le CIC est enragé que le magazine ait publié un extrait du livre The Future Belongs to Islam par Mark Steyn. Selon l’avocat du CIC, l’article « offre une représentation fausse des musulmans canadiens, de leur communauté, de leur religion et de leurs valeurs ». L’un des plaignants a dit « Je me suis senti personnellement offensé ».
« Mark Steyn, un journaliste publié régulièrement par Macleans, a probablement offensé 99% de ses lecteurs à un moment ou à un autre. C’est son style ! L’article incriminé est du Steyn tout craché : provocant, haut en couleurs et grossièrement exagéré. Steyn argumente que l’occident connaît un déclin démographique et culturel, alors que la population islamique connaît un boom démographique et affirme énergiquement sa culture. Il ne dit pas un mot sur les musulmans canadiens. »
Un autre organisme canadien, le Canadian Muslim Congress s’est opposé au Congrès islamique.
Le 3 janvier dernier, Rex Murphy, dont on a parlé dans le Kiosque, a fait son commentaire sur l’affaire Macleans dans le cadre de l’émission The National, à CBC (réseau anglais de Radio-Canada).
La question : « Comment se fait-il que des défenseurs des droits de la personne s’attaquent au chroniqueur Mark Steyn ? Et qu’est-il arrivé à la liberté d’expression ? »
Rex Murphy dénonce l’usage de la Commission des droits pour censurer Macleans. On peut écouter le commentaire de Rex Murphy (4 min 29 s) ou lire la traduction de ses propos: Les droits de l’Homme à la dérive ! par Rex Murphy.
Autres articles sur le sujet, à lire sur le site Point de bascule.


