Le Kiosque Média

"Notre métier n’est ni de faire plaisir, ni de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie." - Albert Londres

8.11.2006

L'Histoire d'un siècle à travers les mémoires israéliennes et palestiniennes






Voilà de l'histoire très imméd
iate. On est reconnaissant à ce site pour sa vision équilibrée de l'histoire (l'épopée israélienne et l'odyssée palestinienne, présentées en parallèle) et pour sa présentation dépassionnée des documents et des opinions. C'est remarquable.

La BBC offre en ligne des cours gratuits en journalisme

8.10.2006

L'Irlande est déchaînée!


Se trouvant au cœur d’un boom économique dans le secteur de la haute-technologie, « l’île d’Émeraude » jouit d’une prospérité difficile à imaginer seulement dix ans auparavant. L’économie en plein essor transforme la société longtemps accablée par l’oppression et la pauvreté.
(en anglais)

La guerre sino-japonaise (1931-1945)


C’est le site d’un vaste projet international de recherche, politiquement très novateur, animé par l’Université Harvard et mené en trois langues : anglais, japonais et chinois. Il est destiné aux professionnels de cette période.

Winston Churchill


Le Centre Churchill, de Washington DC, offre une chronologie détaillée de la vie de Sir Winston et une presque intégrale de ses discours. La section de la documentation est très développée, ce qui fait du site une référence pour toute première étude sur l’homme d’État anglais. Techniquement, le site est parfait.

8.09.2006

Après-nous le déluge?


Jean-Marie Pelt et Gilles-Eric Séralini
Après-nous le déluge?

Flammarion, 2006, 192p.


Après-nous le déluge?
est un cri d’alarme, pour ne pas dire un cri du cœur, des biologistes Jean-Marie Pelt et Gilles-Éric Séralini. Le réchauffement planétaire est une donnée reconnue pour la majeure partie de la communauté scientifique environnementale. Le protocole de Kyoto a d’ailleurs été mis en place afin de limiter les dégâts, et nombre de pays l’ont ratifié en toute bonne foi. Qu’est-ce qui cloche alors? Si les climatologues parviennent à retenir l’attention politique, les biologistes, quant à eux, échouent à convaincre. C’est que selon Pelt, ils n’ont pas de vue d’ensemble, sont morcelés en autant d’hyper spécialisations et surtout, sont tributaires de fonds privés. Ainsi, ils n’établissent pas de liens percutants qui auraient pour effet de réveiller les gouvernements, sinon les masses!

Les critiques reconnaissent le poids des auteurs dans leur domaine et dans la clarté de leur argumentaire. Toutefois, il est pertinent de se demander quel sera l’impact d’un tel ouvrage. La menace environnementale est réelle et fort bien exposée ici. Mais s’agit-il du livre parmi les livres, de la Bible qui donnera le coup d’envoi à une mobilisation politique sinon à une conscientisation collective? Ou sera-t-il emporté par la marée…


Liens:

« Encore un livre qui va faire plouf », de Jean-Luc Porquet dans Le Canard enchaîné, mercredi 14 juin 2006, p.5

http://www.mediaterre.org/france/actu,20060515143737.html

http://cap21normandie.hautetfort.com/archive/2006/06/20/a...

http://www.ps-nord.org/FR/actualite_politique/nord_demain/...

L'expression "après nous le déluge"

Le pays le plus optimiste du monde

L'Inde est le pays le plus optimiste du monde. Les vendeurs ambulants de l'Inde portent des téléphones cellulaire et sa classe moyenne est plus grande que toute la population des États-Unis.

8.08.2006

Manifestation contre Israël en fin de semaine


Dans La Presse de lundi, le journaliste Gabriel Béland nous apprend: "Aucun drapeau du mouvement chiite controversé n'était visible durant la marche. Des responsables des services d'ordre ont dit que des mesures en ce sens avaient été prises. "On nous a dit de demander aux gens de ranger leurs drapeaux du Hezbollah", a expliqué un membre des services d'ordre, qui portait un brassard de la CSN."

Le journaliste est le seul qui n’a pas vu de drapeau du Hezbollah. Quelques photos pour lui : ici

L'observateur (?) de Cuba


Depuis que Castro flirte avec la mort, les journalistes cherchent les spécialistes de Cuba. Le premier qu’ils trouvent est Claude Morin, professeur honoraire au département d'histoire de l'Université de Montréal (photo ci-contre). Le problème est qu’on le présente comme un « observateur de la scène cubaine depuis plus de 30 ans ». Dans le même ordre d’idées, on pourrait dire que Jean Chrétien est un observateur de la scène libérale ou que Gérard Larose est un observateur de la scène syndicale.

Morin, il en a le droit, est un observateur pro-Castro.

Dans une lettre envoyée à La Presse (2 août 2006) intitulée
D'un Castro à un autre, il écrit : « Cet homme est une force de la nature et on a du mal à concevoir qu'il puisse trépasser rapidement. C'est un lutteur qui ne démissionne jamais, doué d'une volonté à transformer le monde. C'est peut-être au contraire l'occasion d'une transition, mais pas celle qui est attendue depuis l'autre côté du détroit de Floride. L'équipe aura perdu, dans ce cas, son joueur le plus talentueux, son capitaine, mais ses camarades sauront prendre la relève et continuer l'oeuvre. »

Saluons cet enthousiasme juvénile. Mais comment cet universitaire au curriculum long comme le bras peut-il justifier une dictature? Le gros bon sens dit qu’on ne peut pas. Mais les croyants n’ont rien à cirer du bon sens. Des écrivains comme Brasillach ou Aragon ont justifié l’un Hitler, l’autre Staline. Mao et même Enver Hoxa, le sinistre dictateur de l’Albanie, ont eu leurs défenseurs en Europe comme au Québec. C’est toujours intéressant de voir comment les croyants justifient l’injustifiable.

Voici un extrait d’un long texte justifiant la censure. Admirons la grâce avec laquelle Morin pratique la quadrisection capillaire:

« Cuba distingue les droits socio-économiques et les droits civiques. Les premiers sont des droits sociaux. Cuba fait tout ce qui est en son pouvoir pour rendre effectif l’accès universel à l’éducation, à la santé, au logement, au travail, à la culture. Les droits civiques, à caractère individuel, qu’elle reconnaît, sont assortis de devoirs déterminés par les intérêts collectifs. Cuba admet le principe de la jouissance responsable des droits individuels. Elle respecte les libertés religieuses. Elle respecte la liberté d’association dans la mesure où l’association n’est pas jugée contraire aux intérêts nationaux. Elle respecte également la liberté d’expression. Les citoyens peuvent tenir entre eux des propos qu’ils veulent dans la mesure où ils ne prônent pas des actions extrémistes ou irresponsables. Ils peuvent se plaindre des lenteurs du transport, des pénuries, de la morgue des bureaucrates. Mais le régime n’admet pas l’expression médiatisée d’opinions contraires aux politiques définies par l’État et le parti. Ces opinions ne peuvent donc pas s’exprimer dans les médias cubains ni déterminer la formation d’associations pour les véhiculer. Or des journalistes viennent de l’extérieur recueillir les propos d’opposants. Ils ne s’intéressent pas aux points de vue de ceux qui défendent la Révolution. Les médias étrangers s’arrogent ainsi le pouvoir de décider qui a droit à la parole. Seuls les opposants (les «dissidents») sont courtisés, recherchés, écoutés, diffusés. C’est contre ce traitement unilatéral que le gouvernement et beaucoup de Cubains s’élèvent. »

Par ailleurs, il y a une quinzaine d’années, Morin avait farouchement défendu un collègue, historien de droite, qu’un marxiste de l’Uqam voulait absolument faire renvoyer de l’Université à cause de ses opinions. Morin est parfaitement capable de mener deux contradictions de front!

Finalement, il avait parfaitement raison de déclarer à Marie-Michèle Giguère du journal étudiant Quartier Libre, ( Vol. 13, numéro 17) qu’il était impossible de présenter une fine analyse des événements et des enjeux en Amérique latine.

(...)"le principal défaut de la couverture journalistique des élections en Amérique latine, c'est que les journalistes suivent l'actualité locale seulement durant la semaine précédent les élections, voire uniquement le jour même."

Il est vrai que le problème ne se pose pas à Cuba…..


Par contre, Morin ne cache pas ses convictions sur Castro. Ce n’est pas le cas de Jean-François Nadeau, journaliste au Devoir. Une brillante candidature pour le prix « Ni oui ni non bien au contraire ».

Que faut-il penser désormais de Cuba? Dans les journaux, l'affaire semble entendue, tant le dossier est accablant. Au Devoir, sur les murs de la grande salle de rédaction, plusieurs affiches produites par Reporters sans frontières dénoncent le sort fait aux intellectuels par le régime castriste. «Bienvenue à Cuba, la plus grande prison du monde pour les journalistes». Ou encore: «Découvrez un Cuba insolite» grâce à un circuit touristique unique qui comprend «des prisons, des centres de rééducation» et d'autres lieux oubliés. Tout cela évidemment ne s'appuie pas sur rien.

Il est toujours plus facile de dénoncer chez les autres ce qui peut se passer aussi chez soi, à des degrés bien divers, il est vrai.

Les États-Unis de George W. Bush ont-ils autant de leçons de démocratie à donner à Cuba qu'ils le prétendent, pendant que l'île leur sert de véritable camp de prisonniers politiques à Guantánamo?

La démocratie est-elle aussi vive qu'on le pense dans un univers qui permet à deux ou trois hommes de contrôler de haut en bas la chaîne de la production de l'information?

Faut-il jeter la pierre qui est tombée de l'édifice du voisin sans prendre aussi garde à ce qui risque de s'écrouler chez nous?

L'enfer, c'est toujours ailleurs. Curieusement, le paradis aussi. Comprenne qui pourra. »

Le Devoir 5 février 2005, p. F2

On ne saurait mieux conclure !


Sur la question cubaine

Dans l’hebdomadaire allemand Spiegel : Rencontre avec les persécutés de Cuba (en anglais). Accusations, arrestations, exécutions, la révolution cubaine n’est pas connue pour traiter ses critiques gentiment. Les punitions varient des raclées et des "Acto de Repudio" à la prison de Guantanamo où on sert des soupes de boue aux prisonniers.

Lettre de Cuba, un article du New Yorker.


La crise des missiles de Cuba
Le Mémorial de Caen produit ces pages trilingues sur la crise d'octobre 1962. C'est concis, précis, et judicieusement illustré.

L'Institut International d'Histoire Sociale rassemble une collection d'affiches de propagande en provenance de Cuba.

8.07.2006

Le jeu compulsif à Schefferville


Un article sur Anne Panasuk et ses reportages sur le jeu compulsif à Schefferville. À lire pour comprendre jusqu'où les fonctionnaires de Loto-Québec peuvent être bouchés.

World Health News


Voici un site que nous propose le centre de communication du Harvard School of Public Health. Le World Health News n'est ni plus ni moins qu’un résumé de nouvelles en ligne. Ce site s’intéresse à tout ce qui a trait à la santé publique, et ce à une échelle internationale. Ce site est donc une excellente ressource pour une audience internationale faite de journalistes, chercheurs en santé publique, praticiens…

Nous y trouvons des reportages originaux, des résumés de nouvelles; mais aussi des commentaires de journaux ou de magazines mondiaux dont la spécialité est la Santé Publique. Harvard School of Public Health inclut également des vidéos, des entretiens avec des experts; sans oublier l’accès à une couverture radiophonique et télévisuelle.

Claudine Souchon

8.06.2006

L'affaire Dreyfus


Un dossier du Monde :

L'affaire Dreyfus
L'affaire commence le 15 octobre 1894. Le capitaine Alfred Dreyfus, polytechnicien âgé de 36 ans, effectue son stage à l'état-major, attaché au 39e régiment d'infanterie, quand il est convoqué pour une inspection générale.


Dans l’Humanité, trois articles :

L’extrême violence du ton de la presse à l’époque témoigne de la puissance des institutions, lobbies et mouvements antidémocratiques analyse l’historien Christophe Charle.
http://www.humanite.fr/journal/2006-07-12/2006-07-12-833451

L’historien Vincent Duclert, auteur d’une biographie monumentale de l’officier républicain, évoque l’enjeu historique et contemporain de sa réhabilitation par la justice.
http://www.humanite.fr/journal/2006-07-12/2006-07-12-833447

Un traumatisme profond pour les juifs de France
L’historien Georges Bensoussan, rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah resitue l’affaire tant au regard du judaïsme français que de l’antisémitisme.


Dans Libération :

Affaire Dreyfus : chasser les miasmes
Cent ans après la réhabilitation du capitaine, les réfractaires à la justice persistent.


Dans Le Figaro :

L'affaire Dreyfus et les valeurs démocratiques de la France
contemporaine

 
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